| Titre : |
Connaissances et valorisation des ressources naturelles végétales à la périphérie du PNNK dans la commune de Linkiring |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Ndeye Marie Dione Faye, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : UCAD |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
76 p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Connaissances, Valorisation, Ressources, Naturelles, PNNK, Végétales, Linkiring |
| Résumé : |
Le Parc National du Niokolo-koba (PNNK), inscrit en 2007 sur la liste du patrimoine mondial en péril en raison de pressions anthropiques (braconnage, feux de brousse, agriculture), en est sorti en 2024. Toutefois, ces menaces continuent d’affecter sa biodiversité. Pour mieux comprendre ces menaces et proposer une gestion durable des ressources naturelles une étude a été lancée dans la commune de Linkering, pour l’élaboration d’une charte de bonne gouvernance. Ce travail a pour objectif de contribuer de manière générale à une meilleure gestion des ressources naturelles végétales dans la périphérie du PNNK en perspective d’une valorisation durable et participative. Elle vise spécifiquement à (i) enregistrer les services ethnobotaniques des espèces recensées ; et à (ii) caractériser la flore locale, en particulier autour des zones protégées à la périphérie du PNNK (Réserve Naturelle Communautaire et Forêts Classées). L’étude s’est appuyée sur des enquêtes ethnobotaniques sur l’utilités et l’utilisations des plantes menées dans 16 villages périphériques, impliquant 90 participants sélectionnés grâce à la méthode « boule de neige ». Pour la caractérisation de la flore, un inventaire floristique des espèces ligneuses a été réalisé par la méthode du relevé itinérant sur un rayon d’un kilomètre, avec un échantillonnage stratifié. Les résultats ont montré que les hommes sont majoritaires avec 76,67% des enquêtés. Les peulhs constituent l’ethnie dominante avec 88%, contre 11% pour les Socés. Les personnes âgées détenaient davantage de connaissances sur les plantes, et 66,67 % avaient suivi une éducation coranique. Par ailleurs 75% des enquêtés révèlent une forte régression des espèces végétales, principalement due aux feux de brousse (24,7%), à la coupe abusive (24,7%), à l’exploitation irrationnelle (16,9%) ainsi qu’aux impacts du changement climatique (16,9%), affectant directement les ressources naturelles végétales. Les valeurs d’usage montrent que les principales utilisations des plantes concernent la pharmacopée (3), le bois de chauffe (2,3), l’alimentation (2), l’artisanat (1,2) et le bois de service (0,9). Toutes les parties des plantes sont exploitées par cette communauté, mais l’écorce (25,1%) et les fruits (23,8%) sont les plus utilisés. Culturellement, les espèces les plus utilisées par les Peulhs sont Cordyla pinnata, Pterocarpus erinaceus, Khaya senegalensis et Parkia biglobosa. En ce qui concerne les usages thérapeutiques, Cordyla pinnata (29%) et Pterocarpus erinaceus (23%) se distinguent comme les plus sollicitées. L’inventaire floristique a permis identifier 79 espèces réparties en 65 genres et 24 familles, toutes des Angiospermes, majoritairement des Dicotylédones (95%). Les familles les plus représentées sont les Fabaceae (24%), Malvaceae (13%), Rubiaceae (10%), Apocynaceae (9%) et Combretaceae (9%). Selon l’UICN, 73 % des espèces sont classées « préoccupation mineure » et seulement 13% bénéficient d’une protection légale selon le code forestier sénégalais. L’étude a également révélé que la diversité végétale est mieux conservée dans la Forêt Classée de Boumoune Samaye (FCBS), alors que la Réserve Naturelle Communautaire (RNC) est plus affectée par les pressions anthropiques. La richesse naturelle de Linkering, véritable réservoir de biodiversité, est pourtant menacée, ce qui pourrait aussi impacter le PNNK. Ces résultats soulignent l’urgence d’agir pour protéger les ressources végétales tout en répondant aux besoins des communautés locales. |
Connaissances et valorisation des ressources naturelles végétales à la périphérie du PNNK dans la commune de Linkiring [texte imprimé] / Ndeye Marie Dione Faye, Auteur . - Dakar : UCAD, 2025 . - 76 p. Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
Connaissances, Valorisation, Ressources, Naturelles, PNNK, Végétales, Linkiring |
| Résumé : |
Le Parc National du Niokolo-koba (PNNK), inscrit en 2007 sur la liste du patrimoine mondial en péril en raison de pressions anthropiques (braconnage, feux de brousse, agriculture), en est sorti en 2024. Toutefois, ces menaces continuent d’affecter sa biodiversité. Pour mieux comprendre ces menaces et proposer une gestion durable des ressources naturelles une étude a été lancée dans la commune de Linkering, pour l’élaboration d’une charte de bonne gouvernance. Ce travail a pour objectif de contribuer de manière générale à une meilleure gestion des ressources naturelles végétales dans la périphérie du PNNK en perspective d’une valorisation durable et participative. Elle vise spécifiquement à (i) enregistrer les services ethnobotaniques des espèces recensées ; et à (ii) caractériser la flore locale, en particulier autour des zones protégées à la périphérie du PNNK (Réserve Naturelle Communautaire et Forêts Classées). L’étude s’est appuyée sur des enquêtes ethnobotaniques sur l’utilités et l’utilisations des plantes menées dans 16 villages périphériques, impliquant 90 participants sélectionnés grâce à la méthode « boule de neige ». Pour la caractérisation de la flore, un inventaire floristique des espèces ligneuses a été réalisé par la méthode du relevé itinérant sur un rayon d’un kilomètre, avec un échantillonnage stratifié. Les résultats ont montré que les hommes sont majoritaires avec 76,67% des enquêtés. Les peulhs constituent l’ethnie dominante avec 88%, contre 11% pour les Socés. Les personnes âgées détenaient davantage de connaissances sur les plantes, et 66,67 % avaient suivi une éducation coranique. Par ailleurs 75% des enquêtés révèlent une forte régression des espèces végétales, principalement due aux feux de brousse (24,7%), à la coupe abusive (24,7%), à l’exploitation irrationnelle (16,9%) ainsi qu’aux impacts du changement climatique (16,9%), affectant directement les ressources naturelles végétales. Les valeurs d’usage montrent que les principales utilisations des plantes concernent la pharmacopée (3), le bois de chauffe (2,3), l’alimentation (2), l’artisanat (1,2) et le bois de service (0,9). Toutes les parties des plantes sont exploitées par cette communauté, mais l’écorce (25,1%) et les fruits (23,8%) sont les plus utilisés. Culturellement, les espèces les plus utilisées par les Peulhs sont Cordyla pinnata, Pterocarpus erinaceus, Khaya senegalensis et Parkia biglobosa. En ce qui concerne les usages thérapeutiques, Cordyla pinnata (29%) et Pterocarpus erinaceus (23%) se distinguent comme les plus sollicitées. L’inventaire floristique a permis identifier 79 espèces réparties en 65 genres et 24 familles, toutes des Angiospermes, majoritairement des Dicotylédones (95%). Les familles les plus représentées sont les Fabaceae (24%), Malvaceae (13%), Rubiaceae (10%), Apocynaceae (9%) et Combretaceae (9%). Selon l’UICN, 73 % des espèces sont classées « préoccupation mineure » et seulement 13% bénéficient d’une protection légale selon le code forestier sénégalais. L’étude a également révélé que la diversité végétale est mieux conservée dans la Forêt Classée de Boumoune Samaye (FCBS), alors que la Réserve Naturelle Communautaire (RNC) est plus affectée par les pressions anthropiques. La richesse naturelle de Linkering, véritable réservoir de biodiversité, est pourtant menacée, ce qui pourrait aussi impacter le PNNK. Ces résultats soulignent l’urgence d’agir pour protéger les ressources végétales tout en répondant aux besoins des communautés locales. |
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